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Contaaaact

Je déteste les contacts, enfin surtout ceux que je n'ai pas autorisés ....

- quand je fais la queue à la Poste et qu'un gars se colle à moi, au point que je sente son souffle dans mon cou.
- quand je vais bosser, dans le RER, blindé, température ambiante de 40°.  45° à mon niveau à moi et en bonus les odeurs de transpiration  (à 8h du mat...).... et qu'un gros mec se colle à moi en lisant son 20 Minutes et a l'air de trouver ça très confortable....
- quand je reviens de mes courses, chargée comme une bourrique et qu'un passant fait mine de ne pas me voir et me bouscule dans la foulée. Bing les yaourts par terre. Le mec ne se retourne jamais pour s'excuser (ou pour m'aider à ramasser mes yaourts foutus... rêvons un peu!!)
- quand je suis assise dans le métro et que les genoux de la personne assise en face de moi touchent les miens. Je me redresse dans mon siège pour reculer mes genoux : le mec se met à l'aise et bing re-frotti-frotta de genoux...
- quand je serre la main de quelqu'un qui me tend une main mollassone. Je me sens toute gênée d'avoir serré aussi fort.
- quand j'ai chaud....Quelle que soit la personne....

Et j'en oublie !!!! Moralité : beurk les contacts non-autorisés....!!!!!!!

Ecrit par She, le Lundi 19 Juillet 2004, 21:26 dans la rubrique Mon journal complet.

Commentaires :

barjac
20-07-04 à 19:49

"Foule" contact.

Allons-y en partant de la fin.

Le dernier cas est trivial. D'une part, le contact apporte de la chaleur, d'autre part il fait prendre conscience que l'on est tout collant, et ni l'un ni l'autre n'est tellement agréable.

L'avant dernier cas n'est pas une question de contact, mais plutôt de convenance. Ce matin, j'ai mloi-même secoué vigoureusement la main d'un type, et je me suis rendu compte que tiens, le pauvre avait une atèle. Ca m'a gêné, mais pas à cause du contact : à cause de l'éventuelle douleur appliquée. Quant à la poignée de main molle, je trouve ça détestable. Cela me donne envie de prendre le type par les épaules et de le secouer comme un prunier ; j'ai horreur de serrer une main en ayant l'impression de saluer un mort. J'en viens à regretter l'atèle qui me permettrait d'aministrer un peu de tonus à ma victime.

Dans les quatre premiers cas, qui sont ceux où le contact n'est pas "autorisé" (notons cependant qu'il est toléré), on remarque que la personne responsable du contact est toujours de sexe masculin. Ce n'est pas la mémé qui colle son genou dans le métro, ce n'est pas la dame pressée qui renverse les yaourts. C'est bien l'homme qui est à l'origine du contact, dans chaque cas.

En réponse à ces quatre cas, voici quelques astuces qui vous permettront d'éviter les désagréments causés par la mâle promiscuité. (Je rigole, bien sûr ; je ne suis pas non plus un adepte du métro aux heures de pointes, sauf quand j'arrive à choper la rame où une troupe de jeune pensionnaires anglaises vient de monter, ce qui n'arrive évidemment jamais – le cas contraire, je me débrouille pour coller mon gros ventre au dos d'une demoiselle pour lire mon 20 Minutes confortablement ; vous m'aurez reconnu.)

Premier cas : la file de poste.
La grand-mère de la grand-mère de votre grand-mère vous aurait dit : rien n'est plus simple, ma fille. Prenez donc cette crinoline, qui présente l'immense avantage de maintenir à une distance constante les colleurs indésirables. Prenez aussi ces gants de secours, pour les audacieux pénibles ; ils sont étudiés spécialement pour permettre un retour de soufflet optimal. Maintenant, si la crinoline vous rebute, vous pouvez vous focaliser sur le souffle dans le cou. La minerve offre le meilleur rempart, mais par ces fortes chaleurs, elle entraîne un inconfort certain. Vous lui préférerez donc, beaucoup plus légère, une bonne écharpe de laine à maille épaisse (éventuellement tricotée par la grand-mère de la grand-mère etc.).

Second cas : le-gros-monsieur-qui-lit-20-minutes-et-sue-20-litres.
1ère solution : prendre le métro de 6h, il y aura peut-être un peu moins de monde, et il fera un peu plus frais.
2ème solution : déplier un journal assez grand pour faire de la place. Le mieux étant un plan de Paris au 1/1000ème (touriste). Ou deux journaux, en prenant des notes dans un cahier 24x32 (étudiante en journalisme).
3ème solution, celle que j'utilise pour ma part car c'est, et de loin, la plus efficace : entrer dans la rame en chantant, un bérêt à la main, où j'ai pris soin de déposer quelques pièces. J'ai alors en général toute la place souhaitée (démonstration physique qu'à l'inverse du fréon, la foule métroïque est un gaz compressible, même quand elle affirme le contraire). L'utilisation d'un accordéon augmente l'indice de compressibilité.

Troisème cas : le passant pressé cabossant sans ramasser.
Là encore, plusieurs méthodes.
1. Je remplace les yaourts par des parpaings. Quand le passant me heurte, je ne l'aide pas à se relever ni à ramasser ses morceaux de genou. Ma satisfaction compense le poids de mon sac.
2. Je dissimule rapidement le yaourt éventuré et me met à hurler qu'à moi, on vient d'essayer de me violer, Dieu merci c'est parti sur le trottoir ! (fonctionne mieux avec les yaourts nature, car expliquer la présence de morceaux de fruits rouges est délicat pour quiconque s'interdit de donner dans le sordide).
3. J'achète du Yop, ça n'explose pas. Et le type s'arrêtera peut-être même pour vous aider. Car enfin, ramasser du yaourt demande un outillage spécialisé, et je ne suis pas certain que tout homme se promène avec une petite cuillère dans la poche de sa veste. Cela dit, ça ne dispense pas de s'excuser.

Quatrième et dernier cas : le frotteur de genoux.
Un truc qui peut fonctionner : agiter doucement devant soit une clochette métallique portant la Croix de Saint-André, emblème bien connu des lépreux. Plus efficace cependant : on vous effleure le genou ? Piétinez les chaussures ! A noter que dans ce cas aussi, le journal / plan de Paris peut donner de bons résultats.

Voilà, nous avons fait le tour ; je vous laisse mettre sur pieds votre plan d'attaque (la meilleure défense…).

Cordialement

Barjac le Jeune

PS: A noter que dans le métro, le Barjac dispose de l'immense avantage de pouvoir se replier de manière téléscopique, ce qui lui permet de se ranger dans n'importe quel interstice ou tient un étui de canne à pêche.